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Carnets de voyage autour du globe

The (happy) end

Et donc, comme c’était presque la fin du périple « South America » et que les fins, ça peut provoquer des émotions qui ressemblent soit à la nostalgie, soit à la tristesse, voir même, carrément, à la déprime (j’ai fait un diagnostic anticipé pour me préparer au pire), alors, pour le bien commun des personnes concernées (c’est-à-dire moi) (je ne vous sens pas trop déprimés là, si ?), il a été jugé bon et nécessaire de se déconnecter de toute vie digitale, quitte à oublier l’existence de ce blog.

Le périple étant terminé (#coeurbrisé) et le retour étant finalement bien digéré (#mercilesoleil #les amis #etlerosé), il est temps de rattraper le temps perdu, pour voyager encore un peu, juste un peu, vite fait, bien fait.

Rattrapage express

Medellin 2.0

1991 : ville la plus violente du monde.

2013 : ville la plus innovante du monde.

2018 : ville la plus tendance… du monde.

Ok, je l’admets, il y a un certain manque d’objectivité dans ce dernier chiffre clé (moi être née ici).

En tout cas, si l’on s’en tient aux dires des voyageurs rencontrés sur le chemin (je fais une confiance aveugle à l’objectivité de ces parfaits inconnus), on a bien affaire à une ville tendance. Ce qu’ils ont aimé : le climat (25° toute l’année, il y a pire), le décor de briques (ça peut avoir son charme), les quartiers del Poblado ou Laureles, le Pueblito Paisa, le Parque Arvi sur les hauteurs de la ville, le jardin botanique, la Comuna 13 (autrefois le district le plus dangereux, désormais le plus arty), le large choix (pour sortir), Guatape (village le plus coloré d’Amérique du sud à 2h d’ici) et le free walking tour.

Il faut dire qu’entre le grand méchant loup des années 80 dont je tairais le nom (il n’est pas Google-friendly), la corruption, les années de violence et de drogue, mais aussi : les sculptures de Botero, le côté chaleureux et business des paisa (habitants de la région), le penchant moderne et l’incroyable métamorphose de la ville en quelques années (tel un phoenix qui renaît de ses cendres il paraît 😉 , il y en a des choses à raconter.

Bon à savoir :

> Le métro est LA grande fierté des citadins (engouement pour 2 lignes de métro, certes, plus clean qu’un hôpital, que l’ado que j’étais antan, avait du mal à comprendre).

C’était sans savoir qu’en plus d’être le 1er métro construit dans le pays, il avait été créé ET inauguré en plein dans les années sombres de Medellin (révélateur de l’immense détermination des habitants à omettre la violence pour changer, coûte que coûte, le visage de leur ville) (applauses). Un projet suivi du premier téléphérique au monde utilisé comme moyen de transport (pour desservir les quartiers pauvres), succédé d’un escalator ayant le même effet. Plus que des transports publics, ils symbolisent le renouveau.

> Dans l’assiette (une assiette géante), la spécialité n’est autre que la « bandeja paisa« . Un plat composé d’ingrédients qu’on n’aurait jamais eu l’idée de mettre ensemble. Riz, haricots rouges, lards, oeufs fris, bananes plantins, avocat. Plus costaud, tu moeurs. Je suis sûre qu’en le lisant, vous n’avez déjà plus faim (mais ne mourrez pas svp car c’est quand même bon).

Région du café

La vallée du Cocora

Immanquable dans la région de l' »Eje cafetero », cette vallée est brumeuse, humide, très verte (parce qu’humide) et enchanteresse…

La magie du lieu tient à la présence de silhouettes longilignes perchées à 50 mètres du sol, effleurant gracieusement le brouillard et qui ne poussent qu’ici : les palmiers de cire (double page dans le livre des records pour être à la fois le palmier le plus haut du monde et celui qui pousse le plus en altitude, à plus de 2500m).

Pour se sentir tout petit face à ces immenses tiges, la séance « Chéri, j’ai rétréci les gosses » est gratuite, et ça se passe ici :

Salento, tutti frutti et couleur café

Pour faire court, un village coloré perdu au milieu de collines verdoyantes, c’est plutôt très charmant.

D’autant qu’on y mange bien (truites et « patacons » géants – délicieuse bananes plantins frites et XXL), qu’on y boit du bon café, et qu’on apprend (sur visite), à savoir comment est produite la boisson la plus consommée au monde après l’eau (et oui, cette première place ne revient ni à la bière ni au vin).

Etape 1 (cultiver) :

Etape 2 (récolter) :

Etape 3 (sécher) :

Etape 4 (toaster) :

Etape 5 (moudre) :

Et étape 6, ajouter de l’eau chaude et déguster. Voilà, maintenant, vous savez comment confectionner votre propre café. Good luck.

Cali, de nuit

Il faut savoir que la vie colombienne fonctionne comme une playlist. On y chante et on y danse comme on respire et les genres musicaux propres au pays, d’influences afro, andines, espagnoles ou autres, sont innombrables (attention, attention, il y en a vraiment pour tous les goûts… j’insiste). Parmi les plus connus : la cumbia, la champeta, el rock en español, el merengue, el vallenato, la musique andine, le reggeaton et bien sûr, la salsa.

Justement, la salsa colombienne a pour capitale, Cali. Une ville sans grand intérêt le jour, mais dans laquelle la vie nocturne mérite vraiment le détour.  C’est dans ce type de ville que le brave aventurier, amoureux de nature, d’air pur et d’eau fraîche, vrille, en l’espace d’un verre de rhum, de colocs sympas, de musique live, de quelques percussions et de pas de danse, au grand fêtard. Le masque est tombé, l’auteur est demasqué. Vite, le Pérou.

2 jours à Lima

Le bruit court sur le joli niveau culinaire de la cuisine péruvienne (et océane), si bien que mon estomac (qui attend depuis plusieurs mois cette étape gastronomique), est heureux d’atterrir à Lima pour courir dîner un bon ceviche. J’apprendrai sur le tas que ceviche = poisson frais et cru = servi au déjeuner uniquement = rentrer bredouille pour cette 1ère tentative. Frustration soignée avec un bon gros burger/frites pas du tout traditionnel, en attendant la tuerie du lendemain midi.

Hormis la nourriture, Lima a d’autres must, dont : le climat doux et ensoleillé, la promenade face à l’océan Pacifique, le quartier de Barranco, la place dansante en plein air du parc de Miraflores, la pyramide Huaca Pucllana ou le marché central. Rien à voir, mais c’est aussi sympa de dépenser ses sous avec une monnaie locale qui s’appelle « soleil ».

  

Quand vient l’heure de quitter la capitale, pour 20 heures de bus vers le sud du pays, j’ai l’agréable surprise de découvrir le confort +++ de la compagnie de bus Cruz del Sur, la plus chère, mais la meilleure du pays. Une version « de luxe » avec télé individuelle, service top et sièges parfaits. Sincèrement, c’est même mieux que l’avion (je doute légèrement sur le potentiel de cette comparaison). Bref, c’est ainsi que, 3 films et 2 repas plus tard, Arequipa pointa le bout de son nez.

Arequipa et le canyon du Colca

Arequipa est une très jolie ville blanche, sur fond de décor colonial, encerclée de volcans, peuplée de touristes, avec un centre historique vivant et un marché bruyant. C’est aussi le point de départ pour se rendre au canyon du Colca, 2ème canyon le plus profond du monde (3400m de profondeur le mignon). Ce qui donne 3h de descente à sec et 2 bonnes heures de plat le jour 1, suivis, le lendemain, de 3h de montée en continu. Bizarrement (je ne comprends toujours pas pourquoi d’ailleurs), j’ai surtout (beaucoup) souffert le deuxième jour.

Arequipa

Le canyon

Séquence « Le saviez-vous ? »

> Les 3 Dieux de la fascinante civilisation Inca sont : le serpent (qui représente le passé, puisque sous nos pieds), le puma (qui représente le présent, puisque sur terre) et le condor (qui représente le futur, puisque loin devant).

> Sous leurs airs de monstres des airs, les condors sont de grands romantiques. Ils restent toute leur vie fidèle à leur couple. Lorsque la femelle meurt, le mâle va jusqu’à se suicider, à la Roméo & Juliette. Il vole jusqu’à l’épuisement. Par contre, la femelle, elle, se trouve un nouveau conjoint… 😉

De retour sur le lac Titicaca

Lui et moi, on s’était déjà vus côté Bolivie.

Cette-fois, au départ de Puno, côté péruvien, il s’agit de visiter les îles flottantes d’Uros, construites sur… du roseau et amarrées au territoire péruvien à l’aide de bois d’eucalyptus (ce serait problématique de dériver jusqu’au pays voisin). Pour voir ces maisons (qui coulent chaque 20 ou 30 ans) (et hop, il faut tout recommencer), il ne vous reste plus qu’à embarquer :

Cuzco, dernière ligne droite

Ou comment garder le meilleur pour la fin.

Car Cuzco est l’une des villes les plus intéressantes de toutes celles visitées jusqu’alors, tant il y a de sites à voir, d’histoire à lire et à écouter, et de mystères architecturaux non élucidés (ils étaient forts ces Incas).

Inévitable coup de coeur pour la vallée sacrée et ses sites « Sacsayhuaman » (penser à « Sexy Woman » pour retenir ce nom), « Ollantaytambo » (là, je n’ai pas de mémory tips), « Pissac » et « Moray ».

Rebelotte pour la montagne Vinicunca (ou montagne des 7 couleurs ou encore Rainbow Mountain), une merveille ouverte aux touristes depuis seulement 2015 – les locaux s’étaient bien gardés de partager leur arc-en ciel ;). Mais encore : les salines de Maras (sublimes), le treck du Salkantay (5 jours sportifs en pleine nature, histoire de mériter pleinement l’arrivée Machu Pichu) et le Machu Pichu (évidemment). Ce genre d’endroits qu’on a vu 10 000 fois en photos, et qui nous laisse quand même sans voix lorsqu’on le découvre en chair et en os. FOU.

 

Ollantaytambo

Pissac

Vers la montagne des 7 couleurs

Elle-même en personne

Dans la vallée, après la montagne des 7 couleurs

Salines de Marras

Lac Humantay (Salkantay treck)

1ère nuit à -5° (Salkantay treck)

Sommet du Salkantay à droite

Salkantay treck

 

Salkantay treck, versant tropical

Machu Pichu, de loin

Machu Pichu, de côté

 

Machu Pichu ♡ de face !

Toutes les bonnes choses ont une fin

À moins d’être dans « L’histoire sans fin ».

Justement, c’est bien parti pour. D’abord, parce qu’il a 2 vidéos récap’ de prêtes (une en images, l’autre en dessin, à regarder ici), et sûrement quelques posts à venir, toujours la tête de l’autre côté de l’océan…

Ça mérite au moins une devinette Inca pour fêter ça :

Que pensez-vous que représente le site de Moray ? Une horloge solaire, un théâtre, des terrasses agricoles ou une base pour vaisseau spatial ?

Réponse : l’organe génital masculin.

MALAISE (j’ai fait la même tête).

Mais non, tout va bien, il représente juste la fertilité. D’ailleurs, l’organe féminin version géante lui tient compagnie juste à côté (rires) (nerveux). Allez, see u !

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