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Illustration & travel stories

Un tout petit mouchoir de poche

Avant toute chose, il est très important de mettre cette musique en bande son pour lire la suite dans des conditions optimales : It’s a small world.

Bien.

Maintenant que vous l’avez bien en tête (ne me remerciez surtout pas, c’était avec plaisir ;), je tiens juste à confirmer que le monde est tout petit (je sais que vous saviez) même s’il est pourtant très grand (décidément, on va de surprise en surprise par ici).

N’empêche que c’est quand même très intrigant cette façon que les gens ont de se croiser par hasard à un point B, loin, très loin du point A où ils se sont rencontrés, non ? Personnellement, j’ai beau connaître la théorie et le dicton par coeur, je trouve toujours cette coïncidence assez passionnante. D’abord, parce que, pour que ce genre de situation existe, il faut un timing parfait. Tout se joue à la minute ou à la seconde près. Tellement rare. Ensuite, parce que, récemment, j’ai vécu cet effet de rareté de façon très rapprochée dans le temps (et de façon très étendue sur le plan géographique).

Venons-en aux faits. Ceux qui m’ont conduit à :

1. Au sud de l’Argentine : voir débarquer, dans mon dortoir, deux Françaises rencontrées tout au nord, à Iguazu.

2. Sur un passage piéton de Santiago, au Chili : tomber nez à nez sur le couple d’Allemands avec lequel j’ai visité le Perito Moreno, en Patagonie.

3. À Valparaiso, au Chili : croiser, en l’espace d’une heure, deux couples rencontrés à deux endroits différents du sud du Chili.

4. Sur un quai de bus à Sao Paulo : tomber sur un Danois rencontré à El Chaltén, en Patagonie argentine.

5. Voir ce même Danois débarquer dans mon hostel 3h plus tard, et tant qu’à faire, dans mon dortoir.

6. Au creux d’un canyon au sud du Pérou, discuter avec un Français et réaliser qu’il s’agit d’un ancien camarade de classe de primaire, quelque part en CM1. Normal.

Voilà, voilà. Des rencontres « bis » qui pourraient faire l’objet d’un problème de mathématiques sur les probabilités.

Sans compter sur l’effet inverse : toutes ces fois où l’on se trouve au même endroit d’une personne que l’on connaît (évidemment, sur le moment, on ne le sait pas), et qu’ensuite, le merveilleux hasard des réseaux sociaux (qu’est-ce qu’on ferait sans eux franchement), nous fait découvrir qu’on s’est loupés en étant pourtant si proches physiquement. Là encore, j’ai plein d’exemples récents, mais je sens que le sujet est suffisamment rôdé pour aujourd’hui.

Une chose est sûre, je suis ravie que le hasard des internets vous ait conduit jusqu’à ce post, voire, encore mieux, jusqu’à cette fin de phrase, voire, encore encore plus que mieux, jusqu’à revenir, ce qui entrerait dans la case de la précieuse rencontre « bis » 😉

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