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Illustration & travel stories

Uyuni 💛

Uyuni (Bolivie) : 3 syllabes, 3 jours, 3 paragraphes et 3 avant-propos :
– Prenez de quoi vous couvrir, il peut faire froid.
– Prenez un bon appareil photo (et qui marche, pas comme le mien), vous ne le regretterez pas.
– Prenez votre patience, on a deux douanes à passer, côté Chili, puis côté Bolivie, ça peut être long.

1. Les paysages [Émerveillement à l’état pur]

L’excursion classique de 3 jours à Uyuni pour les nuls (moi et avec un peu de chance, vous 😉 consiste « uniquement » à aller au plus grand désert de sel au monde, le salar de Uyuni. C’est-à-dire, s’attendre à passer trois jours dans la blancheur immaculée de la réserve de lithium.
Erreur.
La faune et la flore à découvrir sur le chemin allant de la San Pedro de Atacama à Uyuni (ou l’inverse) est bien plus vaste (seule une matinée est réservée au désert d’or blanc).
Et pour cause, avant d’arriver à l’attraction touristique number 1 et après avoir réussi à passer la douane (là où débute la Reserva Nacional de Fauna Andina Eduardo Abaroa), on passe par ce genre d’endroits :

1. La Laguna blanca

Début prometteur avec la Laguna blanca, lagune blanche en espagnol (dîtes-moi si cette traduction était inutile) (ok, c’est noté).

2. Des eaux thermales

Enfilez votre maillot, entrez dans l’eau chaude, posez vos avant-bras sur le rebord, face à la vue du paysage vierge et admirez. On est bien là, non ?

3. « El desierto de Dali »

Non pas que Salvador Dali soit venu ici, juste que le paysage surréaliste semble s’être inspiré de ses oeuvres (le plus surréaliste étant que cette photo de ma bonne vieille Gopro ne retranscrive pas si bien le sentiment de « waou » qui habite ce lieu).

4. Un magnifique Geiser

Geiser nommé Sol de la mañana (soleil du matin pour ceux qui ont fait allemand LV1… ou LV2)(et pour ceux qui n’écoutaient pas en cours d’español). Précision : on y était l’après-midi, mais le soleil était quand même présent.

5. Une lagune colorée

La différence entre une lagune et un lac ? L’eau de la lagune stagne tandis qu’elle circule dans le lac, celui-ci étant alimenté par une source et étant doté d’un cours d’eau émissaire (ça peut servir pour le prochain Trivial Pursuit). Nous avons donc ici une eau stagnante, mais surtout, une eau divinement rosée.

6. Des changements de décor

Le panorama, qui change comme on change de chemise, est à admirer à travers la fenêtre du 4×4 grande ouverte, les cheveux dans le vent (la façon la plus efficace d’apprécier le paysage) (et la façon la plus efficace d’obtenir des noeuds indémélables).

7. Des roches sorties de nulle part

Et là, tu te sens tout petit petit.

8. Un canyon

Le canyon del Anaconda doit son nom à la rivière qui serpente au creux de sa vallée. Ne vous penchez pas trop pour la voir, ce n’est vraiment pas le moment de tomber.

9. Des champs de quinoa

Parce qu’on est dans les terres du 1er producteur mondial de la petite graine, qui en fait notamment des soupes et de la bière. En revanche, pas de fenêtre qui s’ouvre sur la banquette arrière, donc pas de photo (double punition).

10. Et enfin [applauses], le fameux salar

Ou l’héritage de l’assèchement d’un lac préhistorique qui recouvrait, jadis, l’ensemble de la région. Une étendue salée qui surprend à tout point de vue.

D’abord, par son immensité (10 000 km2, ça fait une belle surface). Puis, par ses formes géométriques parfaites – des hexagones démultipliés à l’infini (la nature est vraiment bien faite…). Sans oublier l’aspect scintillant du sel au soleil, sa couleur blanc de blanc et les effets d’optique qu’elle permet de créer.

S’il avait plu (le désert est tellement plat qu’en cas de pluie, l’eau ne s’évapore pas si vite), j’aurais ajouté, son mythique effet miroir. Le mois de janvier est le meilleur moment pour observer ce phénomène. Coup de chance : j’y suis en janvier. Pas de chance : j’y suis un jour sans pluie. Bien essayé.

N’empêche que, même sans effet, l’émerveillement est à son comble.

À l’heure du lever du soleil


Le salar vu du sol

L’effet granuleux que l’on pourrait imaginer doux comme du sable et qui en fait, est dur comme glace.


Plus tard dans la journée :

Le salar, a nouveau vu du sol

(On s’amuse comme on peut) :

L’île aux cactus

Surprise, au beau milieu du désert, une île de cactus tombé là, par hasard et baptisée Isla Incahuasi (en Quechua, la maison de l’Inca). Sublime, même si certains nous font des doigts d’honneur.

Dernière étape

Étape totalement hors sujet mais fort sympathique : un cimetière de trains, en guise de bonus.

Non, le vrai bonus, ce sont les animaux que l’on croise ici.

Ce qui nous mène naturellement à la transition végétale 》animale…

2. Les animaux [Flamants roses, vigognes, lamas et alpagas]

C’est assez magique de rencontrer des animaux qu’on a uniquement vu, jusqu’à présent, dans des documentaires animaliers à la télé (ou dans les livres pour enfants). Ça l’est encore plus de les observer dans leur environnement naturel, en toute liberté (loin, très loin des zoos).
Comme vous avez suivi, vous savez que les premiers arrêts du 4×4 concernaient de jolis lagunes. De jolies lagunes habitées par… des flamants roses. Magnifiques ces oiseaux. Si les observer tenir sur une patte et plonger leur bec dans l’eau est une activité absolument captivante, le mieux est de les voir voler (oui, ça vole un flamant rose) et déployer leurs immenses ailes roses (bien cachées). Sûrement le geste animal le plus gracieux que j’ai vu jusqu’alors. Tout droit sorti d’un conte de fée.

Je prends des dizaines de photo avec mon nouvel appareil (acquisition ici), sans savoir qu’il ne marche pas. Donc pas d’images a la clé, mais vous avez ma parole, c’est incroyable ;). Au fait, si les flamants roses sont roses, c’est parce qu’ils se nourissent de crevettes. Cette idée me plaît. J’imagine ce que ça donnerait si on ne mangeait que des brocolis. Sauf que personnes n’a envie de ne manger que des brocolis (ni de devenir Shreck).

Si vous zoomez, vous verrez peut-être les flamants roses. Sinon, c’est qu’ils volent au-dessus de vous.

Allez, un deuxième essai.

Autres mascottes du road trip que l’on croise régulièrement vagabonder dans la nature : des vigognes (mammifères de la famille des camélidés, véritables gentils), des lamas (faux gentils) et des alpagas (reconnaissables à leur énorme pulls en laine). Il y en a de toutes les couleurs, des blancs, des noirs, des caramels. Ma Gopro a un témoignage vous permettant de les voir… de loin. L’avantage : ne pas vous rendre compte que vous êtes encerclés.

On s’approche ?

Encore plus près ?

3. Les êtres humains [Road trip entre filles]

Le secret d’un bon road trip réside en la beauté des paysages parcourus, les éventuels espèces animales croisées… et en l’alchimie des passagers présents à bord. Partageant le 4×4 avec deux adorables Allemandes et trois Australiennes délurées (Girl power)(bon, et le chauffeur, Crispin, appelé Crispy par mesdames), les ingrédients étaient bel et bien réunis.
Musique de fille à fond (non, vous ne voulez pas savoir quel type de chansons, et c’est mieux pour vous, je vous assure), conversations de fille, looongues séances photos, émerveillement simultané ici et là, tentative de mastication de 20 feuilles de coca d’une traite sur recommandation de notre guide pour mieux supporter l’altitude (un échec total pour nous 6) et fous rires H24 (à l’heure du dîner où l’on retrouve la vie de communauté, je parie que les autres groupes nous envie tant on rit, ou alors, ils nous détestent tant on est bruyantes #noussommesdegrandesados).
En résumé, voilà un condensé girly qui fait du bien (le chauffeur a aimé aussi je crois, surtout cette séquence où les Australiennes ont fait une vidéo courant nues dans le désert) (j’avais bien dit qu’elles étaient déjantées).
Dans la même demi-heure, je crois qu’il a moins apprécié la séquence « faire demi-tour » pour tenter de récupérer mon carnet de voyage oublié sur un rebord… (histoire ici).

Sinon, autre aspect humain du voyage : le coup de coeur à l’unanimité pour les enfants boliviens, tellement typés, tellement beaux (n’ayant pas de photo, je vous renvoie vers le tout-puissant Google pour vous donner une idée). Les traits des femmes (désolée les mecs) et les couleurs des tissus qui les habillent captivent aussi toute notre attention. C’est bien parti pour la Bolivie, on est sous le charme.

Sur ces belles paroles, et après ces 3 jours de perfection inégalée, nous arrivons à Uyuni (grande ville sans grand intérêt) où nous prenons un bus direct pour La Paz.

Bus dans lequel… je surprendrai un couple en pleine action (comme ça, au milieu du bus, sans aucune discrétion) (oui, tout le monde dort, mais malheureusement pas moi). Si vous aussi êtes gêné tout d’un coup, ça me rassure. Pas de bol, le lendemain, en pensant ne jamais les revoir, nous atterrissons dans le même hostel (il y a pourtant beaucoup d’hostels à La Paz). Hostel dans lequel on nous attribuera le même dortoir (cet hostel était pourtant particulièrement gigantesque). Dortoir dans lequel on nous attribuera le lit face à face (ce dortoir… bon, c’est un dortoir normal). Malgré cette proximité, nos regards ne se croisent pas. Le malaise a l’air bel et bien réciproque.
C’est pourquoi je propose de revenir à la phrase « nous prenons un bus direct pour La Paz », et de changer la suite : « en regardant les étoiles, nous nous endormons jusqu’au petit matin prochain post »…

Commentaires (4):

  1. Martha Rodriguez

    24 janvier 2018 at 21 h 11 min

    Tout ce que tu nous racontes, fait rêver! Merci et bravo ma fille! TQM

    Répondre
    • Dessinatologue

      24 janvier 2018 at 22 h 39 min

      💙💙💙

      Répondre
  2. Andrea

    24 janvier 2018 at 23 h 36 min

    👌🏻💙

    Répondre
    • Dessinatologue

      25 janvier 2018 at 1 h 15 min

      😊😘💜

      Répondre

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